


Le moteur Kawasaki 500 H1R est un trois cylindres en ligne deux-temps de 498 cm³, conçu pour la course Grand Prix dans les années 1970. Cette architecture en ligne triple est assez rare à l’époque, mais Kawasaki l’a choisie pour combiner puissance, compacité et légèreté. Le moteur est refroidi par air, avec un rapport volumétrique élevé, et dispose de trois carburateurs Mikuni ou Keihin selon les versions, permettant un réglage précis pour l’admission de mélange air‑carburant sur chaque cylindre.
La force de ce moteur réside dans sa capacité à délivrer une puissance très élevée sur un régime très large. Dans sa version H1R de compétition, il développe environ 85 chevaux à 9 500 tr/min, une performance impressionnante pour un moteur de 500 cm³ à cette époque. Les cylindres sont disposés très proches les uns des autres, optimisant la centralisation des masses et la maniabilité de la moto, un point crucial pour les circuits sinueux.
Le moteur est équipé d’un allumage par volant magnétique et bobines individuelles, assurant une étincelle fiable à haut régime. La boîte de vitesses à 6 rapports permet de tirer parti de la plage de puissance étroite typique des moteurs deux-temps, où la puissance maximale ne se situe que sur quelques milliers de tours. Le moteur utilise un système de lubrification séparée, injectant de l’huile dans le carburant et directement dans les conduits critiques, garantissant une protection optimale malgré les régimes extrêmes.
La conception du moteur privilégie la réactivité et la légèreté. Les pistons, chemises et bielles sont usinés pour réduire l’inertie, et le vilebrequin est équilibré pour limiter les vibrations à haute vitesse. L’ensemble moteur est monté dans un cadre double berceau en acier, rigide mais léger, permettant un contrôle précis sur piste. Les trains roulants et la suspension sont calibrés pour exploiter la puissance du moteur tout en offrant une stabilité maximale dans les virages rapides et les freinages puissants.
En course, le Kawasaki 500 H1R se distingue par son accélération fulgurante et sa capacité à maintenir des régimes élevés en continu, ce qui en fait une machine exigeante mais redoutable pour les pilotes expérimentés. La coordination entre le régime moteur, la boîte de vitesses et le châssis est essentielle : chaque action du pilote influence directement la traction et la stabilité.
Grâce à cette combinaison de puissance brute, compacité et légèreté, le moteur Kawasaki 500 a permis à la marque japonaise de s’imposer sur les circuits mondiaux, marquant l’histoire du GP 500 des années 1970 et devenant un symbole de la domination des deux-temps sur la compétition.
Illustration 110 x 88 cm technique mixte dessin/palette graphique
Renseignements
À partir d’une ou de photos d’archive, auteur inconnu ou Philippe Lepape. Mise en couleur et transformation artistique par Philippe Lepape.
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